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La nuit tombe dans cette région rurale de l'Ouganda. Sous un manguier situé à côté de leur maison, Betty Dracelle et son fils de sept ans, Acidiri, s'installent sur un tapis tissé afin de s'adonner à leur rituel de fin de journée. Un rituel partagé par d'autres parents et enfants partout dans le monde. Ils s'assoient ensemble et ils lisent.

 

Pour Betty et Acidiri, cet acte de lire ensemble représente bien plus que du temps de qualité passé en famille. Les enseignants d'Acidiri encouragent tous les parents de la communauté à lire avec leurs enfants. Il s'agit en effet d'un très bon prédicteur de la réussite scolaire plus tard dans la vie.

 

Acidiri aime jouer au soccer et rêve de devenir pilote. Betty, une veuve, a laissé le secondaire lorsqu'elle est tombée enceinte, mais elle aspire à un avenir meilleur pour son fils.

 

" C'est un garçon intelligent ", affirme Betty, qui gère maintenant un kiosque dans le marché local. " Je veux qu'il étudie parce que cela lui permettra de se tenir debout par lui-même. "

 

Un nouveau chapitre s'amorce pour les enfants comme Acidiri. Selon l'UNICEF, plus de 90 % des enfants en Ouganda sont maintenant inscrits à l'école primaire, et les taux d'inscription sont semblables dans les pays voisins comme le Kenya et la Tanzanie.

 

Mais la scolarisation ne raconte qu'une partie de l'histoire. Pour que les élèves bâtissent une solide fondation de connaissances et de compétences, les écoles qu'ils fréquentent doivent posséder les ressources nécessaires ainsi que des enseignants bien formés.

 

Acidiri et ses camarades de 2e année ont vu leurs grands frères et sœurs finir leurs sept ans d'études à l'École primaire Mvara en sachant à peine lire ou compter. Mais ces élèves plus jeunes ont la chance d'étudier dans une salle de classe qui a été transformée grâce à un programme visant à améliorer l'éducation dans la région. Un programme soutenu par la Fondation Aga Khan Canada.

 

 

Tranquillement, on remplace la mémorisation répétitive par des leçons interactives, et l'enseignante d'Acidiri a appris à utiliser des déchets recyclés comme les boîtes de carton et les sacs en plastique pour créer des matériaux d'apprentissage efficaces et peu coûteux qui donnent de la vie aux leçons.

 

Un des éléments clés du programme consiste à encourager les élèves à lire davantage. Selon la recherche dans le domaine, la lecture renforce l'alphabétisation et d'autres aptitudes scolaires comme la mémoire, la créativité, l'expression orale et écrite et la confiance en soi.

 

Aminah Kaherebu, une formatrice principale à l'école d'Acidiri, explique que " l'heure de bibliothèque " - une période de 60 minutes de temps de lecture libre - qui a lieu deux fois par semaine, est devenue l'élément de la journée le plus populaire parmi les élèves.

 

 

" Les enfants peuvent lire des livres et des cartes, ils peuvent s'exercer à compter, ils peuvent faire de l'écriture créative, explique Aminah. L'heure de bibliothèque est très participative, et cela fait une grande différence. Elle est très engageante. "

 

Ces changements ont cours dans des salles de classe un peu partout au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, dans le cadre d'une importante démarche visant à améliorer l'éducation par le biais d'investissements dans les milieux d'apprentissage, les programmes scolaires et les programmes de formation des enseignants, ainsi que dans la recherche susceptible de guider les politiques et la pratique relatives à l'éducation.

 

Le programme encourage en outre les communautés à appuyer les élèves locaux par le biais d'activités comme la collecte de fonds pour un projet de petit-déjeuner au gruau.

 

" Mon rêve est de voir ces enfants avancer d'un niveau à l'autre avec l'encouragement et le soutien de parents engagés qui sont heureux de voir leurs enfants devenir des citoyens responsables, déclare Aminah. Je prévois un grand avenir [pour Acidiri] parce qu'il est rempli d'énergie et il veut réellement apprendre. "

 

 

Comme toute mère fière de ses enfants, Betty dit qu'elle partage ces mêmes sentiments. Les frères et sœurs aînés d'Acidiri n'ont pas fini le secondaire, mais elle espère qu'Acidiri se rendra à l'université. Mais pour l'instant, Acidiri continuera d'emprunter des livres à la nouvelle bibliothèque communautaire. Et le soir venu, cet aspirant pilote lira avec sa mère à la maison, le regard tourné vers le ciel.

 

Grâce à un soutien provenant du Canada, Acidiri et plus de 330 000 enfants du Kenya, de la Tanzanie et de l'Ouganda reçoivent une éducation meilleure. Et 23 857 parents et leaders en éducation sont maintenant mieux équipés pour nourrir les esprits des enfants dès un jeune âge et pour s'assurer que les filles et les garçons ont plus d'opportunités tandis qu'ils avancent dans le système scolaire.

 

Explorez cette galerie de photos pour voir notre travail d'éducation en Afrique de l'Est en action.

 

Cliquez ici pour liser le compte rendu d'une membre du personnel de la Fondation sur la façon dont nos programmes contribuent à l'élimination des barrières liées au genre qui empêchent les filles d'accéder à des opportunités éducatives en Afrique de l'Est.